Gianrico Carofiglio, Les yeux fermés

Guido Guerrieri, avocat à Bari, voit débarquer dans son bureau l'inspecteur Tancredi, accompagné d'une femme en blouson de cuir qu'il prend d'abord pour un officier de police. Il s'agit en fait de sœur Claudia, directrice d'un foyer d'accueil pour femmes battues, et accessoirement professeur de boxe chinoise. Tous deux demandent Guido de se constituer partie civile pour une jeune femme harcelée et frappée par son ex-compagnon, à qui personne n'ose s'attaquer dans cette ville de l'Italie du Sud, car il est le fils d'un puissant magistrat. Guido finit par accepter, conscient de se fourrer dans un guêpier. Et de fait, au fur et à mesure que le procès se prépare, les pressions commencent à s'exercer. Avocats, juges, experts, tous ont un prix, et pour qui connaît le système, il existe toutes sortes de manières de faire dévier le cours de la justice… Guido Guerrieri, le quadragénaire attachant de Témoin involontaire est de retour dans ce roman au style enlevé, nourri des observations de l'auteur sur la machine judiciaire. Carofiglio y aborde des thèmes aussi noirs que la violence, la pédophilie et la prédation avec intensité et humanisme.

C'est mon pote P.O. qui m'a offert de bouquin pour mon anniversaire, c'est chouette d'avoir des amis.

Alors que dire: j'ai pas complètement croché, mais pas loin: personnages attachants sans sombrer dans le débilisme, intrigue convaincante sans sombrer dans le byzantin…

Mais pourtant, pour une raison que j'ignore encore: la grâce divine ne m'a pas touché.

Va falloir que je m'en lise d'autres.

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  • Dernière modification: 2019/05/12 18:13
  • par radeff