Vargas Fred, L'homme aux cercles bleus

Vargas - L'homme aux cercles bleus

— Ne me jugez pas méprisant, mais je n’ai pas d’intérêt pour ces infantilismes. Même le meurtre, je trouve que c’est de l’infantilisme. Les adultes-enfants m’ennuient, ce sont des cannibales. Ils ne sont propres qu’à se nourrir de la vitalité des autres. Ils ne se perçoivent pas. Et parce qu’ils ne se perçoivent pas, ils ne peuvent pas vivre, et ne sont rien d’autre qu’avides, du regard ou du sang de quelques autres. Ne se percevant pas, ils m’ennuient. Vous savez peut-être que la perception qu’a l’homme de lui-même m’intéresse plus – je dis bien la perception, la sensation, non pas la compréhension ou l’analyse – que toutes les autres solutions des hommes, et cela même si je vis d’expédients comme les autres. Voilà tout ce que m’inspire l’homme aux cercles et son meurtre, dont je ne sais à peu près rien d’ailleurs, sauf par Mathilde qui en parle beaucoup trop.

Note Fred

Je n'avais pas lu la première aventure du commissaire Adamsberg, voilà une fort bonne chose de faite. Comme toujours, avec les premiers d'une longue série, on a certes encore quelques maladresses mais tout est déjà contenu dans cette source. Chapeau, Madame Vargas!

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  • Dernière modification: 2012/01/22 09:00
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