Privatiser ce qui rapporte, étatiser ce qui coûte

…que je n'avais plus cité le blog initié par mon excellent ex-prof Ivo Rens, extraits de l'APAG2 (appel de Genève, le retour), et pourtant je suis assidûment ses billets.

En voici un qui vaut le détour, intitulé Le nucléaire national va de plus en plus mal, le danger qui nous menace s’accroît et rédigé par Pierre Péguin.

On y apprend:

  • l'abandon du projet Astrid1), après avoir englouti quelques milliards payés par les contribuables 2)
  • mais aussi le morcellement d'EDF, qui va vendre ses secteurs rentables (genre la has-been énergie hydraulique), histoire que les capitalistes puissent s'en mettre plein les poches, du matos initialement payé par le public, tout en gardant public les trucs foireux comme le nucléaire.

Édifiant, on a le béguin, Pierre!

De l'autre côté de la frontière, en Helvétie donc, on apprend par le Courrier que “Le Conseil fédéral veut libéraliser le marché électrique”, mais que l'on se rassure: c'est uniquement pour le bien du consomma·c·teur3), pour soulager son porte-monnaie, car on sait bien que l'état (forcément soviétique et liberticide) coûte infiniment plus cher que le bien-aimé marché privé, et parfaitement libre lui (tel Max, certains l'auraient même vu voler).

Quoi, l'eau privatisée coûte plus cher que l'eau d'État? Ragots communistes à balayer avec dédain!

Quoi, on va payer moins cher aujourd'hui mais demain on va passer à la caisse? C'est qui qui a diffusé cette info top secrète?

En tôle, avec Assange et ses petits copains!


1)
le projet Astrid concernait les réacteurs dit de 4e génération, censés ouvrir la voie du nucléaire durable (sic!) en fonctionnant avec un doux mélange d'uranium appauvri - dont on accumule les stocks sans savoir quoi en faire - et de son pote le Pu, dont il faut rappeler que c'est quand même l'élément le plus toxique au monde, avec toutefois une demie-vie de seulement 24'000 ans, son copain l'U ayant quand même une période de …245'500 ans
2)
essentiellement français·e·s et japonaise·s, qu'on se rassure
3)
la consomma·c·trice et le consomma·c·teur sont ces néologismes qui permettent de faire croire qu'on oeuvre intelligemment dans le cadre du Kapitalisme
  • billets/2019/1001privatiser_ce_qui_rapporte_etatiser_ce_qui_coute.txt
  • Dernière modification: 2019/10/01 05:41
  • par radeff