Haruki Murakami, Profession romancier

Écrire un roman n’est pas très difficile. Écrire un roman magnifique n’est pas non plus si difficile. Je ne prétends pas que c’est simple, mais ce n’est pas non plus impossible. Ce qui est particulièrement ardu, en revanche, c’est d’écrire des romans encore et encore. Tout le monde n’en est pas capable. Comme je l’ai déjà dit, il faut disposer d’une capacité particulière, qui est certainement un peu différente du simple « talent ». Bon, mais comment savoir si l’on possède cette aptitude ? Voici la réponse : plongez dans l’eau et voyez si vous nagez ou si vous coulez. Bienvenue sur le ring !

Dans un essai à la fois drôle, intelligent, passionnant, Haruki Murakami se raconte et porte un regard aussi rafraîchissant que sincère sur le métier de romancier. Tout en explorant ses plus chères obsessions et en distillant des réflexions sur la littérature, la lecture et plus largement la société japonaise, l’auteur dévoile les coulisses de son quotidien, où s’imposent persévérance, patience et endurance.

C’est pourquoi je me suis retiré dans mon royaume personnel. Fait de livres, de musique, de films. À cette époque, j’ai longtemps eu un petit job dans un night-club de Kabuki-chô, à Shinjuku, où j’ai pu frayer avec toutes sortes de personnages singuliers. Je ne sais pas ce qu’il en est aujourd’hui, mais la nuit il y avait alors dans ce quartier de nombreux individus qui traînaient là, d’autant plus intéressants qu’on ignorait leur véritable identité. Il se passait beaucoup de choses curieuses, agréables, plutôt dangereuses et également pénibles.

Pas mal ce manuel d'écriture!

La méthode: écrire uniquement quand c'est à point, 10 pages par jour, pas plus, pas moins, laisser reposer une fois le roman acĥevé, faire relire par sa femme, reprendre, reprendre, reprendre, faire lire par son éditeur, reprendre, reprendre, reprendre, …

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  • Dernière modification: 2019/11/13 14:33
  • par radeff