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Yana Vagner, L'hôtel

Dans la neige, une femme tente de regagner le chalet où elle voit ses amis boire et discuter tranquillement. A deux doigts de la porte salvatrice, elle trébuche et se fait poignarder.

Ce n'est que le début d'un huis-clos angoissant dans une maison, “l'Hôtel”, située en altitude et accessible uniquement en téléphérique. Neuf Russes, - quatre hommes, cinq femmes - membres d'une équipe de tournage s'y sont retrouvés pour un séjour d'une semaine à l'initiative de l'un deux, Ivan. L'endroit est pourvu de nourriture et de bois de chauffage en quantité. Mais les portables n'y captent pas de réseau.

Et bientôt une tempête glacée endommage le réseau électrique. La découverte du cadavre de Sonia provoque un choc parmi les personnages, surtout quand ils réalisent que le meurtrier se trouve forcément parmi eux. Faute d'une meilleure solution, le cadavre est rapporté à l'hôtel et entreposé dans une espèce de chambre froide. Le malaise s'installe, et l'on va découvrir que chacun a ses raisons d'en vouloir à Sonia. Un polar en huis-clos magistral, au sein d'un “hôtel” qui cristallise les tensions.

Je me réjouissais de lire le dernier Yana Vagner, après les magistraux Vongozero et Le lac.

L'autrice géniale du monde post-apocalyptique des deux précédents ouvrages s'est malheureusement tue, pour un long et ennuyeux bouquin, mal ficelé, mal écrit, quelque part entre la Maison Usher et Shining, matiné d'un insipide bouillon de Stephen King.

Je me suis accroché pour finir.

J'aurai du jeter l'éponge avant la page 101.

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  • Dernière modification: 2020/09/15 06:54
  • de radeff