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Joseph Wambaugh, Soleils noirs

Tous les soirs, après leur service, les flics de l'équipe de jour de la Rampart Division de Los Angeles vont s'abreuver chez Leery, un bar baptisé “La Maison des souffrances” par les policiers assoiffés qui le fréquentent.

Le long du comptoir s'alignent le Tchèque-en-bois, sorte de géant obtus ; Jane, la femme-flic ; Ronald-le-Fripé, à deux jours de la retraite ; Mario Villalobos, l'inspecteur. Entre deux soûleries monumentales, ils se goinfrent gratis dans les restaurants du secteur, dérouillent quelques délinquants mais s'attaquent aussi à des mystères qu'on ne résout pas à coups de matraque…

Pas de doute, c'est dur, la vie de flic…

Je n'avais jamais lu de polar de Joseph Wambaugh, un p'tit rigolo à l'humour très, mais alors très grinçant. C'est pourtant visiblement un auteur à succès, dont certains polars ont été adaptés au cinéma, qui a porté l'idéal-type du détective privé hardboiled dans l'univers du LAPD.

Soleils noirs1) est un petit bijou, qui m'a fait bien marrer, aussi peu politiquement correct qu'ironique. Il y a même un peu de philosophie, avec une interrogation sur l'ontologie dans la ville des anges.

Et le tout s'achève par une classique résolution de l'énigme policière, mais dans une apothéose délirante avec quelques directs et crochets vicieux adressés aux universitaires du MIT.


1)
le titre restera pour moi un mystère : allusion surréaliste?
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  • Dernière modification: 2021/04/08 07:02
  • de radeff