An (Les délices de Tokyo)

an.jpg

Avec un peu de retard... magnifique film, qui mélange art, cuisine et humanité!

Un homme d'environ quarante ans, Sentaro, tient seul une petite boutique de dorayakis, qui attire surtout des collégiennes. Elles l'énervent, sauf une qui reste sur sa réserve, Wakana, qui envisage de quitter l'école pour travailler dans sa boutique. Un jour, une vieille dame se présente, attirée par les cerisiers, le sucré, et l'affichette d'offre d'emploi. Elle veut travailler, même pour un tout petit salaire. Le tenancier l'éconduit, et lui offre un dorayaki. Elle revient avec un échantillon de sa propre pâte d'haricots rouges, et continue à admirer les cerisiers en fleurs. Sentaro, qui n'a jamais pu manger entièrement un dorayaki, parce qu'il n'aime pas le sucré, et qu'il travaille avec des produits industriels, apprécie enfin.

Tokue confectionne des dorayakis particulièrement délicieux... pour les petites crêpes et les haricots rouges confits qui les fourrent. Mais elle est bien vieille (76 ans), bien fragile, bien mal fichue, avec ses deux mains recroquevillées. Sentaro accepte de l'embaucher, mais Tokue impose sa recette, exigeante, longue. Les clients affluent, en redemandent. Wakana et Tokue discutent.

Mais la présence active de Tokue pose problème... La déformation de ses mains, son adresse, tout indique que c'est une ancienne lépreuse. Sentaro boit trop, pour oublier. Tokue le remplace une journée entière. La rumeur se répand, la clientèle fuit, la propriétaire exige qu'elle parte. Sentaro a pris ce travail alimentaire pour rembourser de grosses dettes : il doit obéir. Il lui demande de rentrer chez elle. Rien ne s'arrange pour autant.

Enfant unique, pas heureuse chez sa mère, Wakana fugue, avec son canari, et cherche à le placer chez Sentaro, ou chez Tokue. Un bus les dépose à l'entrée du sanatorium, de l'ancienne léproserie, un monde à part, comme un ancien village oublié, zone interdite, rempli de grands arbres, et de vieilles personnes, qui rient, travaillent... Dans une salle commune, qui ressemble à un salon de thé, ils rencontrent Tokue, fatiguée, mais heureuse de les revoir, et qui leur présente sa vieille amie, aux mains bien plus déformées, et experte en gâteaux occidentaux et en pâte de haricots rouges salés aux algues.

source: wikipédia

et comment faire des Dorayaki sur le site de Matilda

  • billets/an_les_delices_de_tokyo.txt
  • Dernière modification: 2019/12/10 04:43
  • (modification externe)