Henri Brunschwig, Le partage de l'Afrique noire

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Présentation de l'éditeur

Il y a partage d'une contrée lorsque plusieurs puissances étrangères se mettent d'accord pour la placer, entièrement ou partiellement, sous leur souveraineté. Cela suppose donc des rivalités et des négociations entre les partageants, et l'incapacité de résister de la part du partagé. De semblables conditions n'ont été que tardivement réalisées en Afrique noire. Ce partage a été commencé au début du XXe siècle, par une longue rivalité franco-britannique qui culmina à Fachoda en 1898. Léopold II de Belgique intervint également dans les affaires africaines à partir de 1879, ainsi que l'Allemagne de Bismarck en 1884. La notion de sphère d'influence apparut alors dans les documents officiels et facilita le dépècement. Les Africains subirent ce partage dont le résultat a été l'accélération brutale d'une évolution qui les orientait vers une participation plus étroite à l'élaboration d'une civilisation mondiale. Ils perdirent le contrôle de leur propre culture et furent cruellement traumatisés par la domination de l'impéralisme.

Note Fred

Mis à part quelques rares lignes, et l'idée centrale selon laquelle ce n'est pas le Congrés de Berlin qui a défini l'Afrique noire, j'ai trouvé ce court livre illisible et assommant. Très événementiel dans le style "histoire diplomatique", censé être un résumé didactique mais n'utilisant que des termes géographiques d'époque nécessitant une connexion internet permanente ou une grosse encyclopédie spécialisée (et je n'avais ni l'une ni l'autre sous la main vu que je me suis farci cet indigeste ouvrage à Paris et fini dans le TGV), il m'a été difficile de parvenir au bout des 174 pages de ce court ouvrage. A l'image du musée Branly (où je l'ai acheté), une oeuvre riche mais mal présentée. Dommage.

Extraits

"Le partage de l'Afrique était exclusivement affaire des puissances européennes. Leur but, lorsqu'elles agissaient avec leur bonne conscience d'occidentales, était non de respecter cette Afrique moribonde, destinée à succomber sous le choc des techniques modernes, mais de précipiter sa fin, pour apporter aux populations "primitives" les bienfaits de leur civilisation." (86)

"Ne doit-on pas aussi rappeler que l'Afrique noire a, de tout temps, hésité entre deux tendances opposées, l'une centripète, l'autre centrifuge? ... L'évolution générale des techniques et de l'économie mondiale assureront sans doute dans un avenir lointain le triomphe de la tendance centripète. Elle l'aurait provoqué aussi sans l'intermède impérialiste."

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  • Dernière modification: 2018/10/05 07:48
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