Zola, L'assomoir

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Note Fred

Je n'avais pas lu ce Zola dans ma jeunesse, chose faite après l'avoir téléchargé sur Gutenberg. Mon dieu quelle sinistrose. À vous donner envie de rejoindre la croix-bleue... Ceci étant, un incroyable portrait du monde ouvrier parisien de la fin du XIX (l'Assommoir a été publié en 1874) et d'une femme luttant dans un monde de buveurs abjects.

Extraits

"il sembla à Gervaise que la maison était sur elle, écrasante, glaciale à ses épaules. "

"Moins on avait affaire aux curés, mieux ça valait."

"Après le bœuf, quand la blanquette apparut, servie dans un saladier, le ménage n’ayant pas de plat assez grand, un rire courut parmi les convives.

– Ça va devenir sérieux, déclara Poisson, qui parlait rarement."

(récit d'un gueuleton homérique et formidable, qui constitue la protase de la pauvre Gervaise)

"Et, de loin, elle contemplait la machine à soûler, en sentant que son malheur venait de là, et en faisant le rêve de s’achever avec de l’eau-de-vie, le jour où elle aurait de quoi."

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  • Dernière modification: 2018/10/05 07:48
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