Sangsue, elle est sans suite

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Dans Le Courrier, je ne suis pas un fana de l'impoligraphe (Pascal Hollenweg). Mais ce matin, je ne peut que l'applaudir, car il tire à boulets (noirs? rouges?) sur l'Entente et sa curieuse façon de traiter ses locataires, puisqu'elle refuse de rénover les immeubles de la rue Lissignol, sous prétexte que les habitants des susdits immeubles ne sont pas vraiment des locataires mais plutôt des parasites et des sangsues.

On connaît les conséquences du vocabulaire animalier appliqué à l'espèce humaine, surtout lorsqu'il évoque le monde des insectes (voir: IIIe Reich, Lingua Tertii Imperii et aussi Boubacar Boris Diop: Murambi, le livre des ossements).

On peut juste s'étonner de la grave dérive de langage des élus de la droite dite modérée.

Une fois qu'on commence à traiter d'autres humains de cafards, il ne reste plus grand chose à franchir pour passer à la machette ou au gaz.

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  • Dernière modification: 2018/10/05 07:48
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