La résistance de Cerska-Konjevic Polje-Kamenica (avril 1992-mars 1993)

dans le cadre des 20 ans du génocide de Srebrenica (juillet 1995)
Samedi 14 mars à la Maison des associations
15, rue des Savoises, 1205 Genève (bus 1 ou tram 15 Place du Cirque)

18h30 Accueil, apéro, buffet.

Stands d’information, livres, bijoux en matériel de guerre récupéré et recyclé.

19h50 Introduction par André Loersch et Rémy Pagani.

20h Semso Salihovic nous présentera son livre sur la résistance de Cerska, Konjevic Polje, Kamenica (1992-1993) maintenant en français. Il nous parlera aussi de ses responsabilités dans la colonne de juillet 1995, de Srebrenica à Nezuk.

20h15 Echange avec le public.

20h30 Pause.

20h50 Dr. Subilia, Haris Prolic (cinéaste), Isnam Taljic (écrivain), Ivar Petterson.

21h10 Conférence de Louise Lambrichs (écrivain de Paris) : Comment inscrire le témoignage de Semso Salihovic dans le contexte européen ?

21h30 Débat

Le livre de Semso Salihovic, édité à Sarajevo en 2008 sous le titre « Nikad ne Zaboravi Cerska » est maintenant édité en français et en anglais. Il révèle l’histoire de la résistance de cette région proche de Srebrenica. Alertés par le massacre de 50 civils du village de Glogova par les forces serbes, les habitants de Cerska, Konjevic Polje, Pobudje, Kamenica, ont décidés de protéger leurs villages en coupant les routes d’accès venant de Bratunac, Vlasenica et Zvornik. Ils sont ainsi coupé la principale voie entre Belgrade et Sarajevo, perturbant le siège de cette ville, les forces serbes étant obligées de faire des détours par de petites routes de montagne.

Avec des moyens dérisoires, ils ont réussi à tenir leur ligne de front durant une année, d’avril 1992 à mars 1993, grâce à leur courage et à une bonne répartition des tâches entre les habitants.

Le 7 janvier 1993 (fête de Noel orthodoxe) les résistants bosniaques de la région se sont emparés du village serbe de Kravica, ce qui leur a permis de faire la jonction avec Srebrenica.

Mais en mars 1993, une puissante offensive des forces serbes a obligé la population de ces villages à fuir vers Srebrenica. Cet épisode est connu par l’arrivée du général Philippe Morillon, qui a proclamé Srebrenica « zone protégée » ; promesse non tenue : Srebrenica et Zepa étant livrées en juillet 1995 aux forces serbes par les grandes puissances.

Semso Salihovic a alors pris la tête de la colonne des 14.000 hommes (presque tous des civils) partis le 11 juillet 1995 de Srebrenica en direction de Nezuk. Seule une moitié de ces hommes et adolescents, a réussi à franchir les lignes serbes, certains le 16 juillet à Nezuk, d’autres durant les semaines et mois suivants, traqués comme des bêtes.

Cette tragédie a été reconnue par les Tribunaux internationaux comme « génocide de Srebrenica ».

Semso Salihovic a été gravement blessé au moment d’atteindre Nezuk. Il a survécu et a été hospitalisé à plusieurs reprises, notamment à Genève, ville où il réside désormais.

Cette région a été donnée par les Accords de Dayton à la « République serbe » ce qui continue de poser problème pour les habitants bosniaques, qui y vivent de nouveau depuis l’an 2000.

Solidarité Bosnie 15, rue des Savoises, 1205 GenèveE-mail info@solidarite-bosnie.ch

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