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Kayije Kagame, Intérieur vie, la pièce / Intérieur nuit, le film

Indéfinissable Kayije Kagame ! On ne sait jamais de quel côté de la scène ou de l’écran, dans quel espace elle va se trouver. L’indéfini semble être son territoire. C’est une première pièce en deux volets, Sans Grace / Avec Grace, qui révèle cette écriture de l’absence. Elle en poursuit l’exploration. Diptyque scénique et cinématographique, Intérieur vie / Intérieur nuit fait apparaître ces imperceptibles présences qui nous accompagnent. Cette manière qu’ont nos proches de nous habiter. Gaël Kamilindi de la Comédie-Française et l’artiste Victor Hugo de la Torre habitent Intérieur vie. Seule en scène, Kayije Kagame les évoque par touches légères, intimes et parfois drôles… Autant de précieux indices à récolter en attendant la projection d’Intérieur nuit, sur l’écran de la salle de cinéma. Le film coréalisé avec Hugo Radi, vient compléter la composition de cette galerie fragmentée. Au terme de ce voyage, chacun·e aura rencontré son personnage – peintre, danseur·euse, gardien·ne de musée ou comédien·ne. Toutes et tous auront vu passer des anges.

Source: La Bâtie

J'avais adoré, il y a deux ans, dans le cadre de Go Go Go, l'excellent Sans Grace : “un petit bijou, interprété par une actrice prometteuse” (allez, moi aussi je peux fanfaronner et m'autociter).

Là, je n'ai pas du tout marché à la pièce de théâtre - ce malgré un jeu d'actrice indéniablement excellent et une technique bien lisse, mais irréprochable - je parle ici de la technique théâtrale, car au niveau de la technique technique, la sono m'a rappelé celle du cinéma de plein air de Banfora (ville au sud de Bobo-Dioulasso) à la fin du siècle passé. C'est peut-être voulu (j'ose l'espérer), mais je ne comprends pas. À vrai dire, je n'ai rien compris - j'ai bien saisi les nombreuses allusions théâtrales, mais je suis sans doute trop grossier pour pareille finesse. Et puis, cette manie d'appareiller (je crois que c'est comme ça qu'on dit lorsque qu'on les amplifie avec micro) systématiquement les comédiens, quelle tristesse…

Moi j'aime le théâtre de saltimbanques, je suis pas venu pour voir un concert rock. Mais c'est sans doute que je suis un vieux dinosaure.


Gosciny & Uderzo, Astérix et le chaudron, 1969)

Au moins, pour sa part, le film fait (un peu) preuve d'humour - en fait, je crois même que j'ai bien aimé, mais j'étais tellement déprimé par la première partie que ce n'est que ce matin que je m'en rends compte.

Désolé pour ce rendu pas très aimable, mais je crois qu'il faut être honnête sur son ressenti.

Je crois que je ne dois plus aller à la Bâtie.

Tout ce que j'y vois depuis des années1), à de rarissimes exceptions, me semble marqué du sceau de la prétention, avec un public conquis et branché.

Là au moins, pour une fois, il n'y a pas eu de standing ovation.


1)
Le pompon revenant certainement à Inferno de Romeo Castellucci en 2008, encensé par la critique et qui pour moi représente le summum du mauvais goût
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  • Dernière modification : 2022/08/31 05:55
  • de radeff