Sur la route de Bandiagara

Saut de puce au Mali et au Burkina en 2007

7 nov. / Rapatriement parisien

Rédigé par radeff Aucun commentaire

Ce matin dans le campement il y a de l’ambiance. Parmi les trois
Parisiens arrivés hier, une jeune femme malade.

Solidarité nassara, tous les Blancs se préoccupent de la santé de cette jeune femme tout droit sortie d’un mauvais sitcom, pendant que son mari se spraye avec de la Vichy. Selon moi (et les Dogons), après un mini-examen - pouls, température etc. - elle souffre simplement d’une forte insolation, leur guide bourré de gin et de ganga ne lui ayant pas dit de se couvrir la tete pendant la marche. Son mari suspecte lui une belle maladie africaine, et se démène pour lui trouver un hélico… Qui se transforme finalement en un taxi. Comme le 4x4 ne peut s’approcher a plus de 900m. du village, ils la portent en plein cagnard pour la rapatrier sur l’hopital de Bandiagara. Il y aurait une belle scène pour “les Bronzés à Bandiagara”. Parmi les nombreux touristes rencontrés, beaucoup ressemblent à ces Parisiens, il y a aussi des sortes de collectionneurs qui passent leur temps à marchander des pseudos-antiquités. Seuls deux jeunes Lyonnais, très allumés et droles, me réconcilient avec le tourisme. Les guides boivent tous comme des trous, fument plus que Bob Marley et racontent pleins de bobards. Je mesure ma chance d’avoir un poète chanteur et pas un braillard mythomane. 

Nous ne risquons rien de notre coté, protégés par la boisson des Dieux: le dolo (ou chapalo), bière de mil qu’on sert encore vivante et pétillante, toujours aussi bonne que dans mes souvenirs.

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